Peut-on reconnaître la littérature numérique ? (II) oeuvres et performances

Je ne présen­terai ici que des oeu­vres et per­for­mances pro­posées lors du fes­ti­val Chercher le tex­te (voir par­tie I) ; une troisième par­tie (la dernière) accueillera ain­si d’autres créa­tions, iden­ti­fiées à par­tir de nou­veaux critères et notam­ment con­fron­tés aux con­férences du col­lo­que. Com­me je l’avais pré­cisé dans la pre­mière par­tie de cette série, je n’ai…

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Portraits de phrases : “Juste pour vous dire qu’on va fermer”

Cette phrase ne tombe jamais com­me un couperet : des sig­nes l’anticipent, ména­gent une sor­tie con­ven­able pour les deux par­ties. Nous en prenons con­science à mesure que nous sommes invités à nous en aller (range­ment bruyant des chais­es, poubelles sor­ties vigoureuse­ment, etc.). Cha­cun s’évite une inter­ac­tion embar­ras­san­te : les uns n’ont pas à rap­pel­er aux autres qu’ils ne…

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Peut-on reconnaître la littérature numérique ? (I) Matière, écart, langage

Je la recon­nais d’une façon physique. Il y a quelque chose qui change en moi. Je n’ose pas par­ler de la cir­cu­la­tion de mon sang ou du ryth­me de ma res­pi­ra­tion, mais il y a des choses que je recon­nais tout de suite com­me étant de la poésie. (Borges, Entre­tiens avec Georges Char­bon­nier) J’ai beau­coup…

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Nos pères en leurs marges

(Mais toi, qui n’annotes jamais, qui me dira qui tu aurais été ?) Beau livre, très touchant, dans lequel l’auteure part à la recherche de son père mort, à par­tir des anno­ta­tions lais­sées dans les marges de ses livres. En chargeant affec­tive­ment et affectueuse­ment ces mar­ques, Danielle Bassez en fait des traces poten­tielle­ment révéla­trice d’une per­son­nal­ité.…

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Portraits du Québec : “Je pourrais être à la retraite mais faut bien s’occuper”

Sans âge, qui vient faire le ménage à 17H59 tous les soirs au bureau et repart aus­sitôt, sans un mot. Réglé-métronome, regard fixe de la fonc­tion, pen­dant des mois nos échanges se sont lim­ité, de mon côté, à un “bon­soir” et, du sien, à un grom­melle­ment. Un peu vexé, j’avais fini par ne plus le saluer, jusqu’au…

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