Rythmes (l’homme pauvre)

j’ai gardé pris­on­nière la lumière qui cher­chait une issue (…) elle n’a fait que brûler les parois de sa prison. Puis restée cap­tive, elle s’est éteinte.” (Oblo­mov) Jusqu’au bout, il resterait fidèle à l’appau­vrisse­ment du jour. *** Il ne se lev­ait de son lit que pour le plaisir de le retrou­ver : il y restait…

Poursuivre la lecture →

Rythmes (la fragilité rythmique)

(À C.) Elle ne répond plus : les solu­tions pro­posées (se couch­er plus tôt, mieux s’organiser, etc.) achop­pent, butent con­tre la dureté du réel qu’elle ne parvient plus à infléchir pour l’inscrire dans un pro­jet ou un devenir. *** Elle vit une épreuve, au sens soci­ologique du terme : parce que son monde chancèle, se dérobe,…

Poursuivre la lecture →

Portraits crueis (“une application infatigable à discerner ceux dont il pouvait avoir besoin”)

(D’après Saint-Simon, por­trait du cheva­lier de Belle-Isle, Mémoires, livre 2, tome 17, chapitre 5, 1718) Alors en stage, après deux mois face à lui, j’étais enfin apparu : il venait de me trou­ver une fonc­tion sur son échiquier social. *** Pourquoi tel signe émerge à un moment don­né, ren­con­tre l’écho d’une ambi­tion, s’achemine et s’articule…

Poursuivre la lecture →

Portraits cruels (“ah non mais pour moi ce qui compte tu vois c’est la réciprocité et la bienveillance”)

Chaque sit­u­a­tion est l’occasion pour lui de rap­pel­er sa fragilité, sa bien­veil­lance, son souci des autres et la réciproc­ité dans la com­mu­ni­ca­tion qu’il s’impose et qu’il impose comme un tyran. *** Il se regarde me regarder avec inten­sité : il est son meilleur spec­ta­cle, son meilleur pub­lic et son pire cri­tique. *** Il donne du…

Poursuivre la lecture →