Portraits de métiers : “Pour te dire, c’est comme si tu jouais à un Sim City apocalyptique”

Métier que peu de gens com­pren­nent et par­fois “méprisé” des doc­teurs-médecins (pas sur le ter­rain, pas de con­tact direct avec le patient ; reste dans son labo), même s’ils recon­nais­sent qu’il est fon­da­men­tal. En effet, l’anapath est le seul capa­ble de déter­min­er la nature d’une anom­alie, à l’aide d’un ensem­ble d’instruments intel­lectuels (hypothès­es, fais­ceaux d’indices,…

Poursuivre la lecture →

Portraits de phrases : “Je reviens, je vais chercher à boire !”

Dans le vocab­u­laire de Goff­man (La Mise en scène de la vie quo­ti­di­en­ne, 1959), cet énon­cé con­stitue un petit rite et un petit drame, au sens théâ­tral du ter­me : alors qu’il/elle cherche à se désen­gager d’une inter­ac­tion qui ne ren­con­tre pas ses atten­tes, son auteur-e ménage une sor­tie accept­able de la scène. Il/elle est en effet soumis aux impérat­ifs de toute représen­ta­tion sociale :…

Poursuivre la lecture →

Annotateurs virtuoses (II) : les 440 symboles de Robert Grosseteste (1175–1253)

Le sys­tème d’annotation de Robert Gross­es­te (1175–1253) est con­stru­it com­me un cosmos1D’après l’excellent arti­cle et blog de Den­nis Dun­can, post-doc­tor­ant à Oxford en his­toire du livre. D. Dun­can résume les prin­ci­paux travaux sur la bib­lio­thèque de Gros­seteste que j’avais déjà iden­ti­fiés mais qui sont inac­ces­si­bles en ligne. Voir ain­si : Hunt, Richard W., “Man­u­scripts Con­tain­ing the Index­ing Sym­bols…

Poursuivre la lecture →

Portraits de métiers : “Faudrait pas que je la tue même si elle va mourir”

Voyelles ouvertes du nord et témérité des timides (il sait inten­sé­ment soutenir un regard fur­tif). Il accom­pa­g­ne ceux qui vont mourir, les soulage physique­ment avec de la mor­phine ; il les ras­sure aus­si : y’a peut-être quelque chose après, on sait pas. Des morts chaque jour, de tous les âges, de toutes les reli­gions : un jeu pour tous,…

Poursuivre la lecture →

De là il contempla l’immensité fourmillante de l’univers”

Ensem­ble, ils s’étonnèrent devant les rides des vieux arbres et épièrent le trem­ble­ment des feuilles sous le soleil, com­me un voile de lumière jonché de tach­es d’or. Ils tra­ver­sèrent des fusées frémis­san­tes d’abeilles et des ban­des mobiles de four­mis en marche. Et un jour ils parv­in­rent, en débouchant d’un tail­lis, à une clair­ière tout entourée…

Poursuivre la lecture →