Portraits d’espaces (1) : l’exposition comme assemblage institutionnel (notes)

Com­ment se peut-il qu’autant de gestes et d’intentions hétérogènes (pren­dre une pho­to, écouter un guide, marcher, se poster face à une oeu­vre, pass­er devant une oeu­vre, etc.) coex­is­tent de manière plus ou moins ordon­née dans un espace comme une expo­si­tion ? Si l’exposition est un média, qui organ­ise matérielle­ment et énon­cia­tive­ment l’espace, en dis­tribuant des…

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Portraits de langues (2) : “je suis une littéraire linguiste qu’on a orientée vers mathusalem”

On peut con­sid­ér­er [un] lan­gage comme une ville anci­enne, comme un labyrinthe” (Wittgen­stein) Dans une boulan­gerie aban­don­née où traîne la lumière. Guenièvre : J’ai aucune vie moi ici, j’ai qu’une vie ter­restre ! Ma vie antérieure, c’était dans le ven­tre de ma mère, dans le par­adis for nev­er et nev­er. *** Elle lève le doigt…

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Portraits de mon corps (1) : le blog

Ce blog, comme ma bib­lio­thèque, est mon corps. Con­traire­ment à ce qu’affirment cer­taines théories (la cog­ni­tion dis­tribuée, par exem­ple), aux­quelles je souscris par­fois, l’espace et le monde ne sont pas ses exten­sions : un corps n’est pas un “meu­ble”, ou une unité physique (une réal­ité), qui pour­rait se dis­tribuer par endroits ; le corps est…

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Portraits de langues (1) : le vleu

(À mon neveu) Dans le vleu, le temps est un seuil pré­caire de saisie du monde, Mar­gouil­lat. À l’heure dite par la gou­verneuse de vleu, tout phénomène poten­tielle­ment vleu (des phénomènes vleuables) est dit vleuté, par exem­ple : une grenouille tachetée de bleu à l’heure dite par la gou­verneuse de vleu un den­tri­fice bleu rayé de vert…

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