L’annotation en Egypte de textes grecs et latins jusqu’à la fin de l’antiquité

Le récent livre de Kath­leen McNamee1NcNamee Kath­leen, Anno­ta­tions in Greek and Latin texts from Egypt, Amer­i­can Soci­ety of Papy­rol­o­gists, 2007., con­nue pour ses travaux sur l’annotation dans l’antiquité, prend pour objet d’étude 293 man­u­scrits annotés pour les analyser dans la per­spec­tive de la bib­li­ogra­phie matérielle. Le matéri­au Péri­ode Le matéri­au est ancien (IIIème s av. J.-C-VIIème…

Poursuivre la lecture →

Les Digital Humanities et la question de l’annotation collaborative

Du 16 au 22 juil­let 2012 se tenait à Ham­bourg le grand col­loque annuel des Dig­i­tal Human­i­ties. Par­mi les ateliers/conférences, 6 ont abor­dé la ques­tion de l’annotation. J’en retiendrai surtout trois, qui trait­ent de l’annotation comme “mar­que de lec­ture” et non pas dans le sens de “méta­don­nées” (le mot “anno­ta­tion est en effet ambiguë en anglais). Annot­er, visu­alis­er :…

Poursuivre la lecture →

Portraits de voyage (1) : “Eux” et “nous”

(Tan­zanie, été 2012) C’était bien en mou­ve­ment, lorsque notre 4x4 ren­con­trait le leur, soit pour le dépass­er soit pour être devancé, que nous aperce­vions (ou imag­in­ions en les recon­sti­tu­ant), dans l’entrebâillement d’une fenêtre offerte, les habi­tudes pris­es, les amé­nage­ments et les posi­tions que nous pen­sions être les seuls à adopter dans ces con­di­tions. Mais voici…

Poursuivre la lecture →

Portraits de gestes : buffet et repas

(Tan­zanie, été 2012) L’intérêt d’un rythme com­mun se mesure d’autant mieux dans les repas. On peut le véri­fi­er avec les buf­fets où les organ­i­sa­tions, les gestes et les procé­dures par­ti­c­ulières qu’ils ren­dent pos­si­bles désta­bilisent l’ordre et les règles néces­saires à la con­sti­tu­tion d’un groupe soudé. Ton père, il finit le repas en 15 min­utes à…

Poursuivre la lecture →

Annotateurs virtuoses (I) : Gabriel Harvey, capturer tout le savoir de son temps

Ce sont moins les tech­niques et les procé­dures d’appositions de mar­ques qui frap­pent chez Gabriel Har­vey (1540–1630) que son extra­or­di­naire intérêt pour toute la lit­téra­ture de son temps. Son sys­tème d’annotations ne témoigne en effet pas d’une grande orig­i­nal­ité ou d’un très haut degré d’ingéniosité (mais j’ai peut-être lu trop rapi­de­ment le livre de Vir­ginia…

Poursuivre la lecture →