Pour profiter de la lumière, avant de se coucher”

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Elles se retrou­vaient avec la famil­iar­ité de celles qui ne se voient jamais, com­me deux par­ents repren­nent une con­ver­sa­tion entamée l’an dernier, inter­rom­pus quelques instants par une ques­tion dont cha­cun con­naît la répon­se et qu’ils se plaisent à oublier (“Un sucre ou deux ?”) tan­dis que, plus loin, en sor­tant du couloir – où sèche un linge oublié –, la théière vient de sif­fler.

Chaque hiver, la vieille oubli­ait un peu plus le craque­ment du bois ; en échange, la chaise sup­por­t­ait un peu plus son poids. Elles se main­tiendraient le plus longtemps pos­si­ble dans cet état d’ignorance fein­te, “pour prof­iter de la lumière, avant de se coucher”.

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