Portraits de rythmes (3) : l’homme pauvre

j’ai gardé pris­on­nière la lumière qui cher­chait une issue (…) elle n’a fait que brûler les parois de sa prison. Puis restée cap­tive, elle s’est éteinte.” (Oblo­mov)

Jusqu’au bout, il resterait fidèle à l’appau­vrisse­ment du jour.

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Il ne se lev­ait de son lit que pour le plaisir de le retrou­ver : il y restait tran­quille, ignoré, tiède, dans l’immobilité feinte d’une pierre.

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Il n’essayerait pas de trou­ver son rythme : il le lais­serait s’affaiblir, sans y pren­dre part, pas même en renonçant.

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Et à mesure qu’il s’éteignait, il s’appartenait.