Portraits cruels (1) : “ah non mais pour moi ce qui compte tu vois c’est la réciprocité et la bienveillance”

Chaque sit­u­a­tion est l’occasion pour lui de rap­pel­er sa fragilité, sa bien­veil­lance, son souci des autres et la réciproc­ité dans la com­mu­ni­ca­tion qu’il s’impose et qu’il impose comme un tyran.

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Il se regarde me regarder avec inten­sité : il est son meilleur spec­ta­cle, son meilleur pub­lic et son pire cri­tique.

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Il donne du poids à chaque mot, chaque regard : il drama­tise en per­ma­nence pour se con­va­in­cre d’être mor­tel.

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Tout prend super­fi­cielle­ment la forme d’un enjeu méta­physique qu’il est inca­pable de con­duire, faute d’abnégation.

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Avec les écrans, nous avons per­du le con­tact avec les humains et les vivants.

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Pour un calme en pleine con­science, il s’agite beau­coup.

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Per­son­ne ne sait à quel point l’esprit est puis­sant et dirige nos exis­tences : une pen­sée pos­i­tive par jour nous sauverait sûre­ment, pour peu que nous nous don­nions les moyens de tra­vailler sur nos rou­tines cog­ni­tives.

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À l’échelle de l’humanité, nous ne sommes rien.

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Avec les écrans, nous ne savons plus être bien­veil­lants.

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Il se garderait bien de jouer les psy­cho­logues mais beau­coup de gens en auraient besoin.

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Le monde médi­a­tique n’est qu’un ter­rain de jeu qu’il pense pou­voir observ­er comme un anthro­po­logue ou un eth­no­logue (tout dépend des chapelles et des dénom­i­na­tions après tout).

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Sa réciproc­ité n’est qu’à son ser­vice : elle le décharge de la place démesurée qu’il n’admet pas de pren­dre et du pou­voir sur les autres qu’il n’assume pas.