À l’heure pauvre quand les bruits sont encore des images

À l’heure pau­vre
quand les bruits sont encore des images
nous sor­tions de l’encens du rêve
tra­ver­sés par l’énigme
d’une armoire

Qui a vu
nos jeux d’eau et de pierre
l’attente sans but
l’olive
sur les sols durs et tièdes

Qui dira
les murs sans toit
les chais­es
l’annonce du figu­ier
le puits
les raisins mai­gres

Jour immo­bile
dans le vil­lage de ma mère
ses mains ouvrent une noix
incer­taines