Portraits d’arrivée (1) : ni touriste, ni habitant

(Paris>Nantes, 2017) Le nou­vel arrivant d’une ville est dans une sit­u­a­tion inédite : ni tout à fait touris­te, ni tout à fait habi­tant, il a accès pen­dant quelques semaines, avant que l’habitude ne l’anesthésie, à un mon­de excep­tion­nel, l’ordinaire. Tout fait sens, tout l’appelle : les tech­niques corporelles/vestimentaires (manières de marcher, de s’habiller, de se coif­fer, de par­ler, de…

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Le bureau de Louise Merzeau #tabledetravail

À l’époque (2012–2013), je col­lec­tais des pho­togra­phies de tables de tra­vail : on m’en envoy­ait sur Twit­ter (ancien compte) et je les rassem­blais sur Pin­ter­est. Amusée, tou­jours par­tan­te, Louise Merzeau s’était prêtée au jeu. Sur la pre­mière pho­to (ci-dessous), elle aver­tis­sait dans son tweet : “mon chat paraît roux, mais il est gris…”. L’inclinaison de la lam­pe et l’absence…

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L’annotation comme graffiti (1) : marcheurs et visiteurs dans les espaces numériques

(À Chloé Ragga­zoli et Emmanuel Souchier)1En sou­venir d’un sémi­naire auquel j’ai assisté et qu’organisent Emmanuel Souch­ier et Anne Zali depuis quelques années : “Le Chem­in des écri­t­ures”. Chloé Ragga­zoli, col­lègue et amie, y présen­tait le 28 avril dernier ses travaux sur les graf­fi­ti des scribes égyp­tiens. J’ai récem­ment par­ticipé à un ouvrage col­lec­tif et inter­dis­ci­plinaire qui…

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La fiche : métamorphoses d’une architecture du savoir

Ce n’est évidem­ment pas qu’une Une his­toire de la fiche éru­dite que pro­pose Jean-François Bert, dans un livre pub­lié en févri­er aux Press­es de l’Enssib. Com­me le lais­sait devin­er le nom du pré­facier (Chris­tian Jacob), le pro­gram­me est beau­coup plus vaste et s’inscrit dans une anthro­polo­gie des savoirs. Au ter­me de la lec­ture, on com­pren­dra que la fiche est un paysage de…

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Portraits de Grindr (1) : “on n’est pas là pour discuter”

Sou­vent ren­voyé à un usage pré­sup­posé, implicite, évi­dent du dis­posi­tif (“pas là pour dis­cuter”). Si d’autres peu­vent égale­ment déplor­er cet état de fait, com­me si une règle naturelle pesait sur eux, ils con­tribuent cepen­dant à la main­tenir, en s’en faisant le relais (“suis d’accord mais t’as Tin­dr ou Meet­ic pour ça”). Pour com­pren­dre rapi­de­ment cet usage exclusif et exclu­ant, on…

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