La fiche : métamorphoses d’une architecture du savoir

Ce n’est évidem­ment pas qu’une Une his­toire de la fiche éru­dite que pro­pose Jean-François Bert, dans un livre pub­lié en févri­er aux Press­es de l’Enssib. Com­me le lais­sait devin­er le nom du pré­facier (Chris­tian Jacob), le pro­gram­me est beau­coup plus vaste et s’inscrit dans une anthro­polo­gie des savoirs. Au ter­me de la lec­ture, on com­pren­dra que la fiche est un paysage de…

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Portraits de Grindr (1) : “on n’est pas là pour discuter”

Sou­vent ren­voyé à un usage pré­sup­posé, implicite, évi­dent du dis­posi­tif (“pas là pour dis­cuter”). Si d’autres peu­vent égale­ment déplor­er cet état de fait, com­me si une règle naturelle pesait sur eux, ils con­tribuent cepen­dant à la main­tenir, en s’en faisant le relais (“suis d’accord mais t’as Tin­dr ou Meet­ic pour ça”). Pour com­pren­dre rapi­de­ment cet usage exclusif et exclu­ant, on…

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Portraits d’une psychanalyse (2) : répétition, répétition, répétition…

I. Je répète par­fois mon tex­te avant de la voir, prévois un sujet ou deux dans l’ascenseur que je n’aborderai pas. *** J’apprends à impro­vis­er en faisant suff­isam­ment con­fi­ance à ma parole, à la respecter com­me un être vivant, pour la lais­ser se déploy­er dans le temps de la séance et l’espace du cab­i­net. *** L’acteur c’est d’abord…

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Portraits d’une psychanalyse (1) : “Mais vous ne prenez jamais de notes ?”

Hoche­ments de tête, con­fir­ma­tions ver­bales (“oui, bien sûr que je me sou­viens !”) : son hyper­mnésie est d’abord celle que je lui prête. *** Elle n’a qu’à rat­i­fier : aucune preuve n’est exigée, elles sont toutes apportées (“vous vous sou­venez de X quand il m’a dit que Y”) : jamais je ne la met­trai en péril, la testerai ; j’ai trop besoin de…

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Portraits de métiers : “Pour te dire, c’est comme si tu jouais à un Sim City apocalyptique”

Métier que peu de gens com­pren­nent et par­fois “méprisé” des doc­teurs-médecins (pas sur le ter­rain, pas de con­tact direct avec le patient ; reste dans son labo), même s’ils recon­nais­sent qu’il est fon­da­men­tal. En effet, l’anapath est le seul capa­ble de déter­min­er la nature d’une anom­alie, à l’aide d’un ensem­ble d’instruments intel­lectuels (hypothès­es, fais­ceaux d’indices,…

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